ville d’Asnières-sur-Seine

Culture et Patrimoine

Le blason de la ville

Asnieres-sur-seine-logoA la fin du siècle dernier, les Asniérois, pensaient que leur blason était très ancien. Il s’agissait d’un sceau trouvé au bas d’un acte de 1259, représentant un personnage debout portant une fleur de lys dans les mains, entre deux ânes cabrés et en exergue : “+” ” Sigillum communie de Asnières”.
Ces armes se retrouvent d’ailleurs au sommet de la façade principale de l’Hôtel de Ville, construit entre 1897 et 1899, encadrées par celles de Saint-Denis et de la ville de Paris.
Après des recherches faites aux Archives Nationales, il s’est avéré que les armoiries étaient celles d’Asnières-sur-Oise. Les armoiries officielles ont été conçues par Henri Lacouture, artiste peintre ayant décoré les murs de la salle du Conseil municipal et adoptées par le Conseil municipal, le 9 février 1900.
Une commission chargée d’examiner la composition des armoiries des communes de la Seine, a décidé, par arrété préfectoral du 20 juin 1942, de faire disparaître les chardons, souvenir de l’étymologie d’Asnières, ne conservant que les léopards, armes des “Voyer d’Argenson” et la barque d’argent.
Cependant, le Conseil municipal a décidé par délibération du 14 novembre 1957 le rétablissement des armoiries initiales.
“La commune d’Asnières porte de gueules à la barque équipée d’argent, voguant et flottant sur des ondes du même ; au chef d’or, chargé de trois fleurs de chardon au naturel, tigées et feuillées de sinople ; au franc-quartier d’azur, à deux léopards couronnés d’or (qui est de Voyer d’Argenson). L’écu est sommé d’une couronne murale de trois tours d’or. La Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile, est appendue en pointe du blason”.
La barque symbolise la Seine et le canotage qui fit jadis la célébrité d’Asnières ; les trois fleurs de chardon rappellent l’étymologie de la commune, “Asinaria” (troupeau d’ânes) et le franc quartier brochant, les armes de la famille d’Argenson (le marquis Marc-René de Voyer d’Argenson, a fait construire le château d’Asnières en 1750).
La Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile de bronze a été attribuée à la ville d’Asnières le 27 mai 1952. Sources : “L’Etat des communes”, 1902 et les registres de délibérations municipales.
Sources : “L’Etat des communes”, 1902 et les registres de délibérations municipales.

Asnières dans l’histoire

La lointaine étymologie d’Asnières est “Asinaria”. À l’époque médiévale, ce lieu se prêtait à l’élevage des ânes, mais nous avons la preuve qu’en des temps plus lointains, des hommes avaient choisi de vivre à cet endroit. Témoin de la préhistoire : le mégalithe de 5 tonnes exhumé lors des travaux de construction du Centre Administratif et Social dans les années 1930, et qui se trouve aujourd’hui dans le square du Maréchal Leclerc. Une bulle du pape Adrien IV mentionne en 1158 l’existence d’une église avec cimetière. La population, peu nombreuse, est décimée par la Guerre de Cent ans. En 1460, le village se compose de 25 habitants occupant cinq masures. Au siècle suivant, les guerres de religions entraînent de nouveaux désastres.

Asnières-Belle-Île

Ce n’est qu’au temps du Roi Soleil que l’agglomération rurale se développe autour de l’Église Sainte-Geneviève. À la fin du 17e siècle, l’abbé Antoine Lemoyne, seigneur d’Asnières, décide d’embellir le nom de la commune par “Asnières-Belle-Île”. “Des gens de bonne condition possèdent ici de grandes maisons bourgeoises”.
En 1801, on dénombre 326 habitants dans cette commune dont les terres médiocres se prêtent surtout au labourage. Sa population est constituée, pour la majeure partie, de familles implantées depuis des siècles ; l’obstacle que forme la Seine la maintient dans un bucolique et stérile isolement.
En 1826, le premier pont d’Asnières est jeté sur le fleuve. La population asniéroise double dans les dix années suivantes. Sous le règne de Louis-Philippe, en 1837, la création de la première ligne de chemin de fer de France (Paris- Le Pecq) va accentuer cette évolution.

Van Gogh, Signac, Seurat…

À partir de 1850 Asnières devient l’un des lieux d’animation privilégiés des parisiens.
Le château d’Asnières est devenu un restaurant à la mode et des fêtes splendides sont données dans son parc. À cette époque, Asnières est également le port de prédilection des canotiers et des régates. En 1891, Asnières compte 19 575 habitants. L’évolution de l’habitat a eu lieu essentiellement autour de l’ancien village, dans les alentours de la gare et du quartier avoisinant la rue Lehot. De nombreux artistes choisissent notre ville comme lieu de résidence ou d’inspiration. C’est le cas de peintres illustres tels que Van Gogh, Émile Bernard, Paul Signac ou Seurat (voir le tableau offert aux allemands pour la fête de l’Europe « Le Pont d’Asnières », Musée d’Orsay)

Inauguration de l’Hôtel de Ville le 15 octobre 1899

Le Nord de la ville échappe encore au développement. Il est occupé par les chiffonniers. À l’Est de la ville au lieu-dit “Les Cabœufs” il existe un jardin expérimental dit “jardin modèle” pour la culture par les eaux d’égout.
Dix ans plus tard, l’agriculture ne représente plus que 10 hectares de la surface totale de la ville. On dénombre une dizaine d’industries nées essentiellement dans la seconde moitié du 19e siècle. Parmi celles-ci citons la fabrique d’articles de voyage de Louis Vuitton, établie rue du Congrès en 1860. La ville est devenue très active, des tramways sillonnent la cité. Le 10 octobre 1897 a lieu la pose de la première pierre de l’Hôtel de Ville, construit sur les plans de l’architecte Emmanuel Garnier.
L’inauguration officielle se déroule avec éclat le 15 octobre 1899.
À la fin de l’été 1899 a eu lieu l’ouverture du Cimetière des chiens, sur l’Île des Ravageurs. En 1901, la population asniéroise s’élève à 31 336 personnes. En 1911, elle atteint 42 583 habitants. Très peu de communes ont offert l’exemple d’un aussi tardif et rapide accroissement démographique.

La Ville compte aujourd’hui plus de 80 000 habitants

Le nom contemporain “Asnières-sur-Seine” a été décidé par le Conseil municipal, le 1er décembre 1918, à la suite d’une circulaire préfectorale visant à “l’étude d’un nom complémentaire aux localités de même nom”. Mis en application à la suite d’une délibération du Conseil municipal du 27 juin 1966 et du décret ministériel du 9 février 1968 ; il y a en effet, en France, 13 communes dénommées Asnières. Le 28 février 1945, Jacques Rehault dit “Jacquin”, Président du comité local de libération qui administre la commune et fait fonction de Maire reçoit en visite officielle le Général de Gaulle qui prononce un discours du balcon de l’Hôtel de Ville.
En 1946, la population d’Asnières atteint 72 273 habitants ; elle est aujourd’hui de 83 300 habitants.

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Géographie

  • Superficie : 485 hectares (dont plus de 38 hectares d’espaces verts).

Démographie

  • 83 300 habitants (recensement partiel 2007).
  • 1 548 naissances en 2007
  • 309 mariages en 2007
  • 431 décès en 2007

Administration municipale

  • Près de 1 280 agents municipaux

Les équipements municipaux

  • Plus de 100 équipements
  • 2,9 km de pistes cyclables

Habitat

  • 40 884 logements (1)
  • 90,8 % d’habitat collectif (2)
  • 9,2 % d’habitat pavillonnaire (2)
  • 56 % de locataires (1)
  • 41 % de propriétaires (1)
  • 89 % d’appartements (1)
  • 36 634 résidences principales dont (1)
  • 17 % de logements sociaux (3)
(1) chiffres au 1er juillet 2005
(2) chiffres de 1999
(3) chiffres au 1er juillet 2006

Économie

  • 49 494 Asniérois actifs
  • 350 000 m² d’immobilier d’entreprise (bureaux)
  • 3 757 entreprises (PME – PMI – Commerces)
  • 22 759 emplois salariés
  • 6 marchés

site officiel de la ville d’Asnières-sur-seine: http://www.asnieres-sur-seine.fr/